Zoom fatigue : pourquoi les visios nous épuisent encore plus qu’avant ?

Zoom fatigue : pourquoi les visios nous épuisent encore plus qu’avant ?

Ce matin, quatrième réunion Teams de la journée. Il est 11h. Mon cerveau fait déjà des siennes, j’ai l’impression d’avoir couru un marathon alors que je suis assis depuis 8h. Le pire ? C’est que je ne suis pas le seul dans ce cas-là.

La Zoom fatigue (oui, on appelle ça comme ça même si on utilise Teams ou Meet), c’est devenu le mal du siècle post-Covid. Sauf que maintenant, en 2026, on pensait que ça se serait tassé. Raté.

Les visios, ce fléau moderne

Franchement, qui aurait cru qu’on se retrouverait à détester autant les réunions virtuelles ? Au début, c’était la révolution. Plus besoin de se déplacer, on pouvait bosser en pyjama (enfin, en haut business et en bas pyjama), c’était le rêve.

Aujourd’hui, les chiffres parlent d’eux-mêmes. 60% des télétravailleurs ressentent une fatigue intense après leurs journées de visio. Et attention, c’est pas juste « j’ai envie de faire une sieste ». C’est une vraie fatigue cognitive, celle qui te laisse vidé, incapable de te concentrer sur quoi que ce soit après 17h.

Le truc.

Photo: Zoom fatigue : pourquoi les visios nous épuisent encore plus qu'avant ?

C’est que notre cerveau n’est pas câblé pour ça. Quand on regarde quelqu’un à travers un écran, on doit traiter beaucoup plus d’informations qu’en face à face. Y’a le décalage audio, les pixels qui bougent, les micro-expressions qu’on rate… Notre cerveau travaille en surrégime pour compenser tous ces manques.

Pourquoi c’est encore pire qu’avant ?

J’ai fait mes petites recherches (et testé sur moi-même). La fatigue numérique, c’est pas nouveau. Mais là, on atteint des sommets. Entre les réunions virtuelles, l’IA générative qu’on utilise à longueur de journée et les notifications incessantes, notre cerveau est en mode surchauffe permanente.

Source de fatigue Impact sur le cerveau Niveau d’épuisement
Réunions vidéo Surcharge cognitive ★★★★★
Multitasking digital Dispersion attention ★★★★☆
IA générative intensive Fatigue décisionnelle ★★★★☆
Notifications constantes Interruptions répétées ★★★☆☆

Ce qui m’a surpris, c’est que l’usage intensif de l’IA générative ajoute une couche de fatigue supplémentaire. On pensait que ça nous faciliterait la vie (et c’est le cas), mais ça demande aussi une vigilance constante. Vérifier les outputs, reformuler, ajuster… C’est du boulot mental non-stop.

Le piège du double virtuel

Alors là, accrochez-vous. Les entreprises commencent à proposer des doubles virtuels pour participer aux réunions à notre place. Genre, ton avatar qui hoche la tête pendant que tu fais autre chose. Perso, je trouve ça flippant. Mais surtout, ça montre bien à quel point on est arrivés au bout du système, pendant que les bonus astronomiques des banquiers explosent tous les records.

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Si on en est à créer des robots pour assister aux réunions, c’est peut-être qu’il y a un problème avec les réunions, non ?

Les vraies solutions (testées et approuvées)

Bon, se plaindre c’est bien, mais agir c’est mieux. J’ai testé pas mal de trucs ces derniers mois, et voici ce qui marche vraiment :

  • La règle des 20-20 : toutes les 20 minutes de visio, je regarde à 20 mètres pendant 20 secondes
  • Les réunions sans caméra (oui, ça existe et c’est libérateur)
  • Bloquer des créneaux « sans écran » dans son agenda
  • Utiliser le mode audio uniquement quand c’est possible

Le plus efficace ? Les pauses forcées. Je me suis programmé des alertes toutes les heures. Quand ça sonne, je me lève, je marche, je regarde par la fenêtre. Basique mais radical.

D’ailleurs, en parlant de pauses, j’ai découvert que certains sites proposent des activités courtes pour décompresser. C’est un peu comme quand on va faire un tour sur les promotions Betify pour se changer les idées entre deux dossiers. L’idée, c’est de faire une vraie coupure mentale, pas juste scroller sur Instagram.

Le hack ultime : les réunions debout

Testé la semaine dernière. Réunion debout = réunion courte. Les gens vont droit au but, pas de blabla inutile. En plus, ça fait bouger un peu, et ça évite la position avachie devant l’écran qui nous tue le dos.

Et si on changeait tout ?

Le vrai problème, c’est qu’on essaie de reproduire le bureau physique en virtuel. Erreur fatale. Les visios devraient être l’exception, pas la règle. Un message écrit, un audio rapide, un document partagé… Y’a plein d’alternatives qu’on n’exploite pas assez.

Certaines boîtes l’ont compris. Elles limitent les réunions vidéo à deux par jour max. D’autres ont instauré des « vendredis sans visio ». Pas bête.

La fatigue numérique, c’est pas une fatalité. Mais ça demande de repenser complètement notre façon de travailler. Et franchement, il était temps.

Allez, je file. J’ai une visio dans 5 minutes. (Je plaisante. Enfin, à moitié.)